Internationale Politique

​RDC: Alexis Thambwe Mwamba se défend dans le crash de l’avion abattu à Kindu en 1998

Le Ministre d’Etat, ministre congolais de la Justice et garde des sceaux, Alexis Thambwe Mwamba, fait l’objet d’une plainte déposée contre lui en Belgique pour crime contre l’humanité. 

Il s’est défendu le vendredi 16 juin 2017 par la voix de son avocat qui décline toute responsabilité dans le crash de l’avion civil abattu à Kindu le 10 octobre 1998 par un missile tiré par le mouvement rebelle Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), dont Alexis Thambwe Mwamba était l’un des dirigeants et avait même, à cette époque, réclamé cette attaque sur les ondes de la RFI.
La plainte contre Alexis Thambwe Mwamba aurait été déposée à Bruxelles en mai dernier par des proches de passagers du Boeing 727 de la compagnie Congo Airlines (CAL) qui avait à son bord 50 personnes.
L’actuel Ministre de la Justice avait déclaré le jour même à l’AFP que « la rébellion avait abattu un avion civil avec à son bord 40 militaires et du matériel de guerre alors qu’il atterrissait sur l’aéroport de Kindu ».
Mais selon cette compagnie aérienne, l’avion avait en fait été abattu peu après avoir décollé de Kindu avec à son bord des civils fuyant les combats.

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« Alexis Thambwe Mwamba « ne disposait ni d’une autorité, ni de compétence militaire au sein du RCD  »  : a affirmé dans un communiqué son avocat, Laurent Kennes.
A en croire son avocat, il était plutôt responsable des relations extérieures et a été informé, après le crash, de celui-ci. Il s’est borné à informer le public, pour le compte du RCD, des raisons pour lesquelles des militaires de ce mouvement avaient tiré un missile sur l’avion. 
Il n’a donc commis aucun acte en lien avec cet événement dramatique », a ajouté Maître Kennes.
M. Thambwe « entend répondre à toute convocation et à toute question qui lui sera posée par les autorités belges pour faire la plus grande clarté », a également soutenu l’avocat de la défense de l’accusé.
Il faut le souligner que cette affaire intervient alors que les relations se sont tendues entre Kinshasa et l’Union européenne, particulièrement la Belgique qui venait de décider, fin mai dernier, d’infliger des sanctions à huit responsables de l’appareil sécuritaire Rd congolais dont trois ministres et anciens ministres ainsi qu’à un ex-chef rebelle pour de « graves violations des droits de l’homme ».
Blaise Puala

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