​Que s’est-il réellement passé au Collège Alingba ?


Les cendres, les morceaux des bouteilles cassées, les pneus brûlés, les morceaux pierres…tel est l’état trouvé devant l’entrée du Collège ALINGBA dans la commune de Kintambo, après les échauffourées entre les élèves et policiers. Et pour cause, les élèves revendiquent un lopin de terre de l’école qui serait vendu par un membre du gouvernement. 

C’était pratiquement vers 9 h à 10 h que les élèves se sont révoltés. Les élèves du Collège Alingba et une partie du Complexe scolaire Zuza, toutes deux appartenant à la congrégation des frères Lasaliens, ont exprimé leur mécontentement de cet acte qu’ils qualifient de « non responsable ». C’est sur l’avenue Kasa-vubu à Kintambo non loin de la station ML, que le drame s’est passé.  
La police disperse les élèves par des coups des gaz lacrymogènes.
En route vers le gouvernorat de la ville de Kinshasa, les élèves du collège Alingba, Zuza, IPG et Saint Georges ont été dispersés par la police par des coups des gaz lacrymogènes à la hauteur de l’avenue 24 novembre.   « Les policiers nous ont empêchés d’aller chez le gouverneur pour réclamer.  Ils nous ont jetés des gaz lacrymogènes.
 Parmi nous, plusieurs élèves sont blessés surtout les filles qui paniquaient.» témoigne un élève d’Alingba. « Nous avons protestes pour revendiquer notre droit. »  a-t-il ajouté.
Qui est alors derrière ce dossier ?, les sources contactées sur place, nous parlent d’une haute autorité du pays qui utilise un Colonel de la légion Nationale d’intervention (LNI/PNC) pour la protection du terrain. Etonnamment, a-t-on appris par les mêmes sources, sur le dossier donnant droit à l’exploitation du lieu, figurent les sceaux du Procureur et du bourgmestre de Kintambo. 

« Nous avons déjà saisis les autorités compétentes sur cette affaire. Nous attendons la suite, mais nous croyons que ce que les élèves ont faits aujourd’hui tout le monde est au courant et nous espérons avoir une bonne suite », a déclaré un professeur d’anglais du collège Alingba à Interkinois. 

Avoir la situation telle qu’elle se présente seul le gouverneur de la ville doit intervenir pour apaiser les esprits des élèves et éclairer l’opinion.
Samuel Matondo

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *