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​L’AMBASSADE DES ÉTATS-UNIS À KINSHASA-RDC REFUSE D’ACCORDER LE VISA À L’ÉCRIVAIN RICHARD ALI

Invité par son éditeur américain à se rendre aux États-Unis d’Amérique au plus tard le 29 juillet pour présenter son roman traduit en anglais, l’écrivain Richard Ali vient de se voir refuser simplement le Visa à l’Ambassade des USA à Kinshasa qui l’avait invité pour une interview le 17 juillet à 9h30′ et ce, pour une raison non simplement « grotesque »! (passez-nous l’expression).  

En effet, Richard Ali, jeune écrivain congolais qu’on ne présente plus en RDC, fondateur de l’Association des Jeunes écrivains du Congo (AJECO), Chroniqueur littéraire de l’émission littéraire « B-one Littérature », Initiateur du Prix Littéraire Zamenga, Secrétaire Général de Pen-RDC, Responsable de la Bibliothèque Wallonie-Bruxelles, auteur de plusieurs publications, et ancien lauréat du Prix Littéraire Mark Twain organisé en son temps par l’Ambassade des USA à Kinshasa et qui avait même contribué à propulser sa carrière d’écrivain, venait d’être traduit en anglais avec son dernier roman entièrement écrit en Lingala, « EBAMBA, Kinshasa-Makambo », sous le titre de « Mr Fix-It » par les éditions Phoneme Media basées à Los Angeles que dirige Mr David Andrew Shook de nationalité américaine qui, lui, avait découvert le texte de l’auteur dans une anthologie récente qui regroupait trente neuf jeunes auteurs du continent africain considérés comme les plus prometteurs du Continent (AFRICA39).  Le texte de Richard Ali, extrait de son roman en lingala traduit en anglais, figurait dans cette anthologie et avait retenu l’attention de l’éditeur américain qui, par après, contactera l’auteur pour lui proposer la traduction totale de son roman et son édition dans sa maison.  Chose qui a été faite.  
Quelques temps après, le livre fini, l’éditeur contactera le célèbre écrivain Kenyan, Ngugi wa Thiongo, pour faire une note pour le roman an anglais de Richard Ali, ainsi qu’accompagner le jeune auteur lors de la présentation officielle de son ouvrage à Los Angeles le 31 juillet. (voir le site web: http://lfla.org/event/moving-center-african-literature-african-languages/)

L’événement du 31 juillet ainsi qu’une série de conférences dans des université et librairies de Los Angeles étant déjà programmées et annoncées même dans des sites web sérieux en l’honneur de l’écrivain qui, à travers cette opportunité, écrivait ici une page glorieuse de l’histoire littéraire congolaise: premier roman écrit en langue congolaise qui s’est, sans transition, traduit directement en anglais et publié par une maison de renommée internationale!
Cette programmation ou programme très important ne sera pas pris en compte par le personnel de l’ambassade des États-Unis commis à la tache d’interviewer les candidats qui se présentent pour l’obtention du Visa.  A noter que tout mais alors tout concernant les frais à dépenser pour ce déplacement ont été placés à charge de l’éditeur.  

Nous décrions simplement cette déconsidération des artistes congolais sinon de tous les congolais par l’Ambassade des USA.  Et, grotesque mais alors grotesque cette raison avancée par l’ambassade comme quoi ils n’ont pas trouvé des éléments sensibles d’attache de Mr Richard Ali avec son pays qui puissent prouver que ce dernier allait regagner son pays une fois arrivé sur le sol américain!  (Point n’est besoin ici de revenir sur le CV de Mr Richard Ali et rappeler que pas plus tard que hier, ce jeune homme à la porte de la trentaine, soit 29 ans révolus, venait de se marier et avait même refusé de passer plus de temps aux USA comme le lui proposait son éditeur).  Cette façon de voir les choses est simplement grotesque et même humiliant pour un homme de lettre aussi respectable à la pointure du concerné.  

L’ambassade des USA, de par l’acte délibéré de son personnel qui n’a même pas pris le temps d’échanger avec le candidat demandeur, vient juste de démonter par cet acte qu’il n’a aucune considération pour le passeport congolais. Et, aux écrivains congolais de se demander à quoi aura vraiment servi le Prix littéraire attribué à cet auteur par leur ambassade si ils ne peuvent même pas s’en souvenir et avoir du respect pour leur lauréat!  

Concluons avec ce rappel que la conférence que doit tenir l’écrivain est programmée pour le 31 août. Donc,   le lectorat américain ou anglophone est encore dans l’attente… 

Cet article est écrit pour attirer l’attention des autorités politiques sur la question d’octroi des visas aux artistes: ambassadeurs de nos États et de nos cultures! 

La rédaction

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